Thursday, January 31, 2008

Nzamba Martin

Une culture, des peuples, des voyages: la plume de Nzamba Martin.
Cet auteur est célèbre par son patronyme . Il a écrit un manuel de géographie intitulé: Notre pays le Gabon , publié à Paris par Edicef. Mais, ce passionné de la culture punu, donne en plus au public, la capacité de mieux connaître ce peuple du sud du Gabon, tout en alliant fiction et réalisme, son oeuvre participe à l'acquisition des connaissances, au divertissement, à la reflexion et à mise en confrontation d'un certain modernisme qui n'a cessé de s'allier au présent pour une meilleur appréhension de l'avenir. Avant de savoir où l'on va ou encore ce que l'on deviendra, il est plus sage de se demander d'où l'on vient afin de pouvoir répondre à la sempiternelle interrogation: qui suis-je?
Voilà un auteur dont le nombre de publications est sans cesse croissant. Notons les titres suivants: Pratiques culturelles chez les punu, paru aux éditions Raponda-Walker à Libreville
-Contes et débats traditionnel chez les punu, Libreville, Imprimerie Polypress, en août 2001
Pratiques Culturelles au village, publié aux éditions Raponda Walker, en 2005, il a 95 pages. Son ISBN : 2-912776-56-2
Puis Contes autour du feu, publié aux Editions du silence en août 2004 ISBN 2-912123-22-4
- Aperçu sur les clans du terroir, Libreville, Les éditions du Silence, août 2003
Enfin Echos du chemin ( recueil de nouvelles), dont le quotidien national l'union fait écho ici , par le biais du journaliste-écrivain Junior Otembé Nguéma

Bibliothèque Pierre Monsard Siegu


Wednesday, January 30, 2008

Me voici nostalgique II

Gabon
Afrique mère
me voici nostalgique
surpris par les premiers chants
du coqet jaloux de ma dernière nuit
creusé dans la pierre des totems
je les ai pliés parmi mes bagages
tous nos adieux hier éparssur le couvercle des saisonssur la croûte des continents
sur la cendre des âges de mon
âge d’initié
les battements de mon cœurà l’instant
solennel
tombent en cataractes par-dessus
l’épaule de ma révolte-en-bras
de chemise
partir et aimer une terre pillée
partir et oublier la transedes mouchoirs
à la ronde des brises matinales
partir et enjamber avec regret
un rythme de tam-tammoi esclave d’hier
moi cible d’aujourd’hui
moi homme libre de demain
j’attends avant de te quitter
encore
mèrece qui n’a pas étél’aube humide baignée
des rosées de la liberté
MAYANG-MA-MBUJU-WISI
Extrait du livre :Me voici nostalgique IIAnthologie de la litterature gabonaiseMinistère de l’Éducation Nationale, Libreville
© Léonce Michel OGANDAGA

Le Lycée Paul Marie Yembi de Ndendé à l’abandon

A l’instar de nombreux établissements scolaires de l’intérieur, le Lycée Paul Marie Yembi de Ndendé enregistre d'énormes difficultés de fonctionnement en raison des carences matérielles, de l’insalubrité et de la vétusté des infrastructures.

Les responsables du Lycée Paul Marie Yembi de Ndendé, dans la province de la Ngounié, ont alarmé les autorités de tutelle au regard des difficultés de fonctionnement rencontrées par cet établissement d’enseignement secondaire.Depuis plusieurs années, le Lycée Paul Marie Yembi de Ndendé fait face à d’importants problèmes d’infrastructures. Sur les cinq bâtiments qui abritent les salles de classes, seuls quatre sont en service. Le cinquième bâtiment qui a été construit dans les années 1960 est aujourd’hui trop vétuste et son état de dégradation très avancé est un risque pour les élèves. Le proviseur cite également une longue liste de manquements, tant au niveau du matériel, de l’équipement que des infrastructures. Les plafonds des salles de classes sont vétustes et défectueux, présentant de gros risques pour les élèves et le personnel enseignant. L’établissement est régulièrement privé d’eau potable, ce qui ajoute à l’insalubrité et au non respect des normes d’hygiène. Le Lycée Paul Marie Yembi possède également un internat qui est lui aussi régulièrement privé d’eau potable. De plus, l’internat présente de sérieuses carences en équipement, notamment en lits et en matelas. A cela s’ajoute la vétusté générale des bâtiments.Affecté à Ndendé depuis la rentrée scolaire de l’année scolaire 2007-2008, le proviseur du Lycée Paul Marie Yembi, Louis Marie Moukagni, déclare que son «établissement ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour engager les réfections que nécessite le lycée afin de permettre aux élèves d’apprendre dans de meilleures conditions».Les conditions d’apprentissage précaires des élèves de l’établissement secondaire de Ndendé ont été dénoncées par le proviseur du lycée aux autorités provinciales dans l’optique d’obtenir des fonds pour la réfection de son établissement. Rappelons que le Gabon a adopté depuis 2002, le projet Education 3, cofinancé par la Banque Africaine de Développement (BAD), qui est doté d’une enveloppe de 15 milliards de francs CFA pour la réhabilitation et l’équipement d’établissements scolaires, la construction de nouveaux établissements et la formation du personnel enseignant.
Publié le 30-01-2008 Source : Gaboneco.com Auteur : gaboneco

Wednesday, January 23, 2008

Les noms

Chez les Bapunu, comme sans doute dans toutes les sociétés humaines,
chaque individu porte un nom qui permet de l’identifier et de le distinguer des
autres. Le nom propre personnel est donc lié à l’existence même de l’individu.
En Afrique, ce nom est sacré. On ne le donne pas à n’importe qui, et l’on
constate ainsi fréquemment chez l’Africains en général, et chez le Mupunu en
particulier, une certaine réticence à décliner son identité devant un inconnu.
A ce jour, rien n’a été publié sur les noms des Bapunu, et c’est pourquoi j’ai
cru bon de rédiger le présent article après avoir enquêté auprès des Anciens de cette
ethnie.Les recherches anthroponymiques faites jusqu’ici en Afrique ont surtout
porté sur la fonction sociale du nom. L’aspect proprement linguistique a par contre
souvent été négligé. Je considérerai, pour ma part, que les noms propres de
personnes sont des unités intégrées au système de la langue tout comme les mots du
dictionnaire, même s’ils présentent certaines caractéristiques particulières, et qu’ils
peuvent donc faire l’objet d’études phonologiques ou sémantiques.

2. DONNATION DU NOM

2.1. Quand donne-t-on le nom ?
Traditionnellement, il n’y a ni moment précis ni cérémonie particulière pour la
dation du nom.
Il arrive parfois que le nom à donner soit recherché dans les jours qui
précèdent la naissance. Dans ce cas on spécule beaucoup sur le sexe probable de
l’enfant. Le plus souvent, cependant, ce choix n’est fait qu’après la naissance,
certains paramètres décisifs (la façon dont le bébé se présente lors de
l’accouchement, ou la présence d’une malformation congénitale, par exemple) ne
pouvant être connus qu’à ce moment-là.
La dation des noms aux jumeaux se fait de manière exceptionnelle. Quelqu'un,
qui peut fort bien ne pas être de la famille, fait un rêve peu avant ou peu après leur
naissance, dans lequel ils viennent lui révêler le nom qu'ils doivent porter.


2.2. Qui donne le nom ?
Le père, la mère, un membre de la famille ou un ami, peuvent attribuer un nom
à l’enfant qui vient de naître.
Le choix est souvent fait, chez les Bapunu, dans le cadre de l’institution
sociale des “homonymes” (band1ufi2, sg. nd1ufi2). Un “homonyme” est une
personne de la communauté dont on a choisi le nom pour l’attribuer au nouveau-né.
Une fois le choix fait, il s’établit des liens spéciaux entre l’enfant et la personne qui
a accepté de donner son nom. Cette espèce de parrainnage entraine l’utilisation
réciproque comme terme d’adresse du mot d^Kn2 qui signifie par ailleurs “nom”.
Le véritable but recherché à travers cette institution semble être de trouver un
remplaçant à la personne sollicitée en assurant la perpétuation de son nom.
Le choix peut porter aussi sur le nom d’un défunt, surtout si celui-ci n’a
laissé aucun descendant. Il est encore plus clair, dans ce cas, qu’il s’agit d’honorer
et d’immortaliser la mémoire du défunt.


3. DIFFÉRENTES SORTES DE NOMS
3.1. Composition du nom
Le nom d’un individu se décompose au moins en trois parties : le nom de
naissance (d^Kn`2), suivi du nom de naissance du père ou patronyme, suivi d’un
surnom (kûmbù) éventuellement agrémenté d’une devise de longueur variable.
Ainsi pour le nom de l’auteur de ces lignes, par exemple, on a:
Kwenzi Mikala Tangu
nom de naissance nom du père surnom
Les notions de nom de famille et de prénom n’ont donc pas cours dans la
société traditionnelle.
3.2. Anthroponymes féminins



3.2. Anthroponymes féminins
Certains noms sont exclusivement réservés aux femmes, tels que par
exemple :
Bajine, Baluki, Bukandu, Dimengi, Ìbondu, Ìssange,
, Majinui, Majinze, Manfoumbi, Màrûndù, Màsolù,
Masunge, Matsnge, , Milenzi., Mubwenga, Mukita,
Nynagi, Ulabu, Pêmbe, Tsône
L’existence de certains de ces anthroponymes est semble-t-il liée à celle de
sociétés secrètes strictement féminines. Par exemple la société secrète bôfiu
“champignon”, disparue depuis longtemps, qui réunissait les femmes au début de
chaque saison sèche. Celles-ci mangeaient certains champignons qui étaient censés
donner de la force à leurs conjoints. Pour perpétuer le souvenir de ces sociétés on a
pris le parti de donner leurs noms à des enfants de sexe féminin.


Source: Extraits Pholia 5 Kwenzi Mikalat

Tuesday, January 22, 2008

Chou Chou lazare, L’enfant chéri de la mode gabonaise

«Les africaines doivent oser être des Reines lorsqu’elles s’affichent dans les grands événements artistiques internationaux comme les festivals de Cannes ou Deauville ! Pour moi, la femme est une Reine, audacieuse, imposante, majestueuse. Elle doit l’être chaque jour, mais plus encore lorsqu’on la regarde .»

Chouchou Lazare, de son vrai nom, est né il y a une trentaine d’années dans la N’gounié. Sa maman, couturière occasionnelle «pour arrondir ses fins de mois», dit-il, lui a insufflé sa passion très jeune.
Un succès immédiat

«Comme je savais dessiner, je faisais les dessins de modèles que ma mère réalisait. Ou bien je reprenais des modèles de catalogue pour les adapter. Mais je n’imaginais pas du tout en faire mon métier. Pour moi, c’était un métier de dame !» Chouchou Lazare sourit en évoquant ces souvenirs. «De la troisième à la première, j’ai dessiné et cousu des modèles en cachette. Je les vendais à Port-Gentil ou à Gamba, mais sans dire qu’ils étaient de moi. J’en étais fier pourtant et c’est ce qui m’a démasqué !» dit-il avec ironie. «Un copain de classe, Sylvestre, a remarqué ma signature sur un vêtement. Je m’attendais à ce qu’il se moque. Mais au contraire, il m’a convaincu que je devais continuer... au grand jour. Il m’a persuadé de réaliser un défilé pour le Lycée. Le succès fût immédiat. J’étais dépassé. Je passais à la télé, on me reconnaissait dans la cour du collège, dans la rue. Ce succès me grisait. Je n’ai pas mis très longtemps à y prendre goût.» Chouchou Lazare rougit un peu de modestie en se remémorant ses premiers pas dans le monde des stars. ««Oh, je ne pensais pas être une star. Ce succès me surprenait, mais j’étais très fier de mes modèles, même si, avec du recul, je me rends compte combien j’étais loin de la perfection à laquelle j’aspire aujourd’hui ! Je considérais encore, à cette époque, que la mode n’était pas un vrai métier pour un homme. Je cherchais ce que j’allais faire comme profession qui me permette de voyager. Après le bac, je me suis inscrit à un concours pour devenir stewart. Heureusement, ils n’ont pas voulu de moi...» dit-il dans un grand éclat de rire. «Je me suis inscrit dans une école de gestion et marketing. J’ai tenu deux ans, malgré mes déplacement fréquents qui me faisaient manquer les cours. J’étais invité à présenter mes modèles, et je n’aurais pas supporté de sacrifier ma passion pour les cours. Petit à petit, je me suis fait à l’idée de devenir couturier. J’ai arrêté en troisième année, non pas parce que je n’y arrivais pas, mais parce que j’avais décidé de faire de ma passion mon métier.»

«C’est Gisèle Gomez, l’une des première styliste d’Afrique à être vraiment reconnue, qui, m’a donné l’image que je me fais aujourd’hui de la mode : un métier noble, un véritable travail de valeur dont je suis extrêmement fier. Alors j’ai foncé. J’ai fait ce que je voulais. C’était un vrai choix.» Chouchou Lazare se tait un instant. «La seconde personne qui m’a vraiment permis de devenir styliste, c’est Alphadi. J’étais autodidacte, formé par ma maman, elle même autodidacte. Un problème se posait avec un tissu, une couture ou un modèle, je cherchais une solution... D’ailleurs c’est toujours un peu ça» soupire-t-il avec un sourire énigmatique. «Alphadi m’a permis de suivre un stage de formation à Niamey financé par la Coopération Française. C’était très dur. Il faisait une chaleur !!! Un enseignant de l’école «Esmod» de Paris nous a enseigné les techniques de modéliste. J’ai énormément progressé. Ce que j’ai appris de ces professionnels aguerris m’a permis de développer mes idées, de me libérer de nombreux problèmes techniques qui me bridaient. Après ça j’ai vraiment commencé à sentir mon style s’affermir. Ce que je faisais ressemblait à ce que je pensais. Je suis encore très loin de me sentir pleinement satisfait de tout ce que je fais, mais j’ai gagné beaucoup d’assurance.»

Premier Prix de Création
«L’étape suivante, ce fût la Biennale de Saint Etienne Design 2002. Il y avait le monde entier !» Chouchou Lazare lève les yeux aux ciel. «Le monde entier de la création et du design était représenté. C’était passionnant. J’y ai décroché le premier Prix de Création. J’étais très fier. Je le suis toujours. Les jours suivants furent éblouissants. J’étais invité à la télévision française, invité à voyager.» Chouchou Lazare sort les coupures de presse, les pages de magazines. «J’ai eu enfin le sentiment d’arriver à une certaine reconnaissance. On parlait enfin de moi comme d’un styliste de mode. Je dois beaucoup à mes amis du Gabon, Monsieur Worronco en particulier, le Directeur de Gestim. Sans lui, je ne pourrais pas voyager aussi souvent, et pour progresser, pour me frotter aux autres stylistes, pour découvrir, pour évoluer, j’ai besoin de ces voyages. J’achète mes tissus à Paris, au Marché Saint Pierre, la soie sauvage ou italienne, les cotonnades, des tissus nobles impossibles à trouver ici et qui permettent à mes collections de donner aux femmes ce qu’elles méritent : ce qu’il y a de plus beau et de plus précieux !»

Chouchou Lazare devient très sérieux. «Je n’ai pas envie d’être considéré comme un styliste «africain». Ma culture, mes influences sont très métissées. Je veux être reconnu comme styliste de mode. Simplement styliste de mode. Lorsqu’on rajoute l’adjectif «africain», cela laisse penser qu’il faut faire preuve d’indulgence. Je ne veux pas d’indulgence dans le jugement que l’on porte sur mes créations. C’est peut-être prétentieux, mais je veux devenir aussi bon que Galiano, que Thierry Mugler. J’ai toujours aimé Dior, le Dior de l’époque de Monsieur Dior lui même. J’y retrouve cette même conviction que la femme est une reine qui mérite la perfection, rien n’est trop beau pour elle.» Le temps de boire un verre d’eau et Chouchou Lazare retrouve son sourire contagieux. «Je ne pense pas à l’Afrique au premier abord, mais elle transparaît forcément. Je crée, et puis je vois ce qu’il en sort. S’il en sortait des modèles issus de l’Afrique traditionnelle, je ne le renierais pas, mais ce n’est pas le cas. Mes modèles sont très métissés. À l’image que je me fais du monde, certainement. Il y a bien des couleurs qui reviennent souvent ; les couleurs terre, or... S’il y a quelque chose de fort qui me motive, ce n’est pas l’Afrique elle même. C’est le mouvement, la force du changement. Je veux étonner, surprendre, comme avec cette collection militaire en 2003, «Contre la guerre, pour la vie» ! Ma prochaine collection sera à l’opposée, blanche, pratiquement sans couleurs, ou bien avec toutes les couleurs dans le blanc... Le blanc, c’est la pureté, la sobriété, quelque chose à quoi on accède après avoir joué avec le reste... C’est pour toutes ces raisons que je ne travaille pas trop avec le pagne. C’est trop répétitif, toujours un peu semblable à mes yeux. Je ne cherche pas à devenir une star africaine. Je suis fier, très fier même d’être Pounou et gabonais, mais être considéré comme une star africaine, c’est un peu être considéré comme une star de séries B, une star qui vaut moins que les autres, et mon pays, mon continent, valent mieux que ça. Moi aussi d’ailleurs j’espère» dit-il en partant d’un grand éclat de rire. «Pour le moment, j’ai les inconvénients d’être connu... Le kongossa surtout ! Non, je ne veux pas être reconnu comme une star. Je veux être styliste de mode. Je veux prendre des risques, créer à chaque fois. Je crois que c’est ça évoluer, non ?»

Tuesday, January 8, 2008

Les jeunes talents punu

Voici quelques noms de jeunes talents punu:

MASSOUNGUE-BOUSSOUGOU Géraldine Doctorat en sociologie. Université Paris 7 Denis Diderot, - Enjeux psychologiques et culturels du vécu de l’inceste : de la dimension traumatique et sacrificielle.

MBADINGA JOEL Ingénieur (Shell Gabon).

NORTUGE MOUSSAVOU, Médecin.


S’il vous plait faites nous connaître les jeunes punu talentueux ainsi que leurs diplômes et occupations qui ont mois de 35 ans.