Sunday, July 20, 2008

Mocabe notre Alamo


Souvenez vous que des simples villageois ont résisté à l’occupation coloniale française ? Des hommes et femmes avaient payé le sacrifice de leurs vies pour le recouvrement de notre liberté.

La guerre du district Mocabe à Moabi fut l’un des affrontements les plus sanglants et atroces de la pré-coloniale. Mocabe représente aux yeux des punu leur Alamo. Alamo est une petite cité de San Diego ou les américains résistaient aux mexicains et les arrachaient la moitié de leurs territoires.

Mocabe reste un symbole de fierté et de résistance dans le souvenir des punu et dans l’histoire du Gabon. Mocabe a marqué un tournant important dans les relations franco-gabonais.

La politique de la taxe coloniale appliquée par Emile Gentil et les exactions des gardes coloniaux sénégalais qui torturaient les paysans, violaient les femmes et chicotaient les gens seraient à la base de cette révolte.

Fig. 2 Emile Gentil

Les hostilités débuteront en mai1907 et s’achèveront en 1912. Le capitaine Conrad à la tête de 200 hommes sera attaqué 11 fois par les guerriers punu.

Ne pouvant pas venir à bout d'une armée disciplinée et déterminée, dirigée par son légendaire leader Mavurulu ma Nziengui surnommée Nyondat ma Kita. Les français lancerons une énième campagne en1909 renforcé par un bataillon de Sicre et par une troupe sénégalaise.

Fig. 3 Tirailleurs Sénégalais

Les troupes quittèrent Libreville le 14 juin 1909 et arriva le 1 juillet à Moabi où furent concentrés plus de trois cent dix militaires.

Mavurulu Nyonda fils Nziengui fut un guerrier vaillant, il combattu une armée de plus de quatre cent personnes avec un armemen moins sophistiqué que les autres.

Les troupes de Nyonda résistaient à la brutalité et à la barbarie de la garde coloniale, en opérant dans une tactique de guérilla très efficaces.

Par contre Les français agissaient dans une logique de razzia, brulant les villages et maisons.

Fig.4 village incendié

C’est seulement au bout de cinq ans que les français eurent finalement raison de Mavurulu et de ses troupes grâce aux alliances qu’ils tissaient avec les autres tribus du sud Gabon.

Figure.5 Perte de la garde royale

Notre souveraineté nationale avait commencé à Mocabe.

No comments: